Théo Ceccaldi est un violoniste, altiste et compositeur français né le 5 mai 1986 à Pithiviers. Formé à la musique classique, il obtient en 2004 des Premiers Prix de violon, de composition et de musique de chambre. En 2010, il fonde le Théo Ceccaldi Trio, accompagné de son frère violoncelliste Valentin Ceccaldi et du guitariste Guillaume Aknine. Ce groupe remporte le concours Orléans’Jazz en 2011. Révélation française de l’année 2014, Musicien français de l’année 2016, et Artiste de l’année (Prix Franck Ténot) aux Victoires de la Musique 2017. Le Théo Ceccaldi Trio a depuis confirmé toutes les promesses qui lui étaient attribuées en publiant deux albums consécutifs sur le label Ayler Records et en remportant le programme de tournée « Jazz Migration » 2014 de l’AJC.
En 2020, il explore son rapport aux voix et aux musiques du monde avec sa nouvelle création Kutu, invitant deux chanteuses éthiopiennes, et rend hommage aux compositions de son père avec le projet Constantine, rassemblant le grand Orchestre du Tricot et une myriade d’invités comme Abdullah Miniawy, Elise Caron, Emile Parisien ou encore Thomas de Pourquery et Leila Martial.
Il est également activement impliqué dans de nombreux ensembles, notamment le groupe Toons de son frère Valentin, le quatuor de chambre La Scala, et la Loving Suite for Birdy So du pianiste Roberto Negro. Théo a rejoint l’ONJ d’Olivier Benoit, le quatuor à cordes de musique improvisée iXi, le projet de Médéric Collignon « À la recherche du roi frippé », revisitant la musique de King Crimson, ainsi que l’octuor franco-allemand T.E.E. Ensemble dirigé par le pianiste Hans Lüdemann, etc.
Par ailleurs, il compose et arrange pour le Grand Orchestre du Tricot, travaillant sur un répertoire de chansons de Lucienne Boyer, et rejoint le trio *In Love With* de Sylvain Darrifourcq aux côtés de son frère Valentin.
Théo Ceccaldi a travaillé sur plusieurs autres projets, dont *FREAKS*, un duo avec le pianiste Roberto Negro ; le quatuor franco-allemand QÖÖLP avec Christian Lillinger et Ronny Graupe ; ainsi qu’une composition commandée pour un ensemble franco-italien dans le cadre du festival *Una Striscia di Terra Feconda* au Parco della Musica à Rome. Il participe également avec plaisir à des rencontres improvisées et à des apparitions en tant qu’invité, notamment aux côtés de Louis Sclavis, Vincent Courtois, Bruno Chevillon, Eve Risser, Akosh.S, Michele Rabbia et Elise Dabrowski.
C’est sur scène, au cœur du projet No Borders, que la voix d’Emma Lamadji s’est posée pour la première fois sur les cordes de Théo et Valentin Ceccaldi. Issue du gospel, nourrie de soul, de rock et de musiques africaines, Emma porte en elle une trajectoire faite de détours et de réappropriation. Longtemps, elle a chanté pour les autres, traversé les esthétiques, accompagné des figures comme Oumou Sangaré, avant de ressentir la nécessité de revenir à quelque chose de plus essentiel : une voix reliée à ses racines centrafricaines, à la langue sango, à une mémoire intérieure.
Les frères Ceccaldi, eux, explorent depuis toujours l’infini de leurs instruments. Aventuriers sonores, ils ont traversé les mondes et les esthétiques, collaborant avec Yom, La Chica, Sofiane Saïdi, Fatoumata Diawara, ou encore Bachar Mar-Khalifé. Toujours en quête de renouvellement, ils déplacent les frontières du violon et du violoncelle, transformant les cordes en matière vivante, en souffle, en rythme.
Mais pour que cette musique trouve son ancrage, il fallait une autre force. Une racine.
Cette force, c’est Ophelia Hié.
Issue d’une grande famille de maîtres percussionnistes du Burkina Faso, elle grandit dans un environnement où le rythme est une langue maternelle. Elle est aussi chanteuse, et sa voix prolonge le geste rythmique, l’habite autrement.
Au croisement de la musique de chambre acoustique et des traditions africaines, Ki Ndeke invente une forme rare : une transe sans amplification, une intensité brute, où le moindre souffle devient audible, où chaque vibration compte. Ce projet raconte cela : comment des racines différentes peuvent non pas se juxtaposer, mais s’entrelacer, jusqu’à créer une langue nouvelle.
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