Skip to content

Becca Stevens

[English] [français]

Becca Stevens, chanteuse-compositrice et multi-instrumentiste originaire de Caroline du Nord, a déjà reçu de nombreux éloges dont ceux du New York Times qui en parle comme d’un « secret bien gardé », une artiste « impressionnante et fascinante ». Lévitant entre des éléments de pop, d’indie-rock, de jazz ou de folklore traditionnel des Appalaches, Becca Stevens a été saluée aussi bien pour ses propres compositions que celles écrites pour d’autres artistes : du légendaire David Crosby avec lequel elle a partagé la scène sur sa tournée Lighthouse, en passant par José James ou le pianiste classique Timo Andres. Parmi les artistes avec qui elle a collaboré, on retrouve également de grands noms tels Brad Mehldau, Ambrose Akimusire, Eric Harland, Billy Childs, Vijay Iyer, Esperanza Spalding...

En avril 2015 paraît « Perfect Animal », suite attendue de « Weightless » sorti en 2011 (Sunnyside) et produit par Scott Solter (Universal Music Classics). Becca signe également une apparition sur l’album Family Dinner Vol. 2 des Snarky Puppy.

Dans « Regina » , Becca Stevens rend hommage à des figures féminines de légende, à des reines de l’histoire, de la littérature (l’Ophelia de Shakespeare, Venus, Elizabeth I) mais aussi à celles qui ont compté dans sa propre vie comme sa grand-mère. Le personnage de Regina fait office de muse, d’alter-ego sur lequel s’appuie Becca pour progresser sans crainte à la croisée des genres, puisant dans la pop, le folk ou le jazz-funk.

« Même si mon écriture pour Regina s’inspire de plusieurs personnages, j’ai raconté leurs histoires d’une manière très personnelle, les reliant d’une certaine façon à la mienne. Composer avec Regina comme muse m’a permis de donner libre cours à mon art, de le faire aller dans des directions inattendues. » A propos de cette muse de l’album, Becca explique : « Regina est devenue un alter-ego, une amie imaginaire. Comme dans un rêve, elle existe indépendamment de moi mais dépend de ma conscience. Désormais je l’emporte avec moi partout. Dans Becca il y a toujours Regina, dans Regina il y a toujours Becca. »

Le style de Becca Stevens a toujours échappé aux catégorisations. C’est d’autant plus le cas avec Regina qui jongle avec la pop, le rock aussi bien qu’avec les musiques traditionnelles des Appalaches, la folk britannique ou le jazz. Des instrumentations et des rythmiques complexes s’entremêlent parfaitement avec des mélodies qui hypnotisent et restent en vous. Lorsqu’on lui demande comment tant d’influences ont pu se rencontrer de la sorte dans ce projet, Becca s’amuse : « C’est l’histoire de ma vie ! J’ai grandi dans une maison où l’on pouvait aussi bien entendre de l’opéra que du banjo. J’ai étudié la guitare classique au lycée puis la composition dans un conservatoire de jazz. A New-York mes oreilles ont forcément baigné dans tous les styles de musique possible et imaginables. La bonne musique m’inspire, quel que soit le genre dont elle provient. »

Regina, premier album réalisé sous l’égide du label GroundUP fondé par le leader des Snarky Puppy, le bassiste-compositeur Michael League, est aussi le premier de Becca Stevens sous son propre nom et plus celui de son groupe, le Becca Stevens Band : « Cela fait quelques années que réaliser un disque qui soit uniquement à mon nom me tient à cœur. Ca n’a rien à voir avec un départ de mes musiciens puisqu’ils apparaissent tous sur l’album et m’accompagneront sur scène, mais plutôt avec un désir d’ouvrir de nouvelles portes, d’aller vers de nouvelles collaborations artistiques. J’ai rencontré beaucoup d’artistes qui m’ont inspirée et avec lesquels j’ai envie de travailler. Cela a libéré beaucoup d’énergie dans mon écriture et a donné à ma musique de nouvelles directions, de la clarté à mes idées, àmon expression. Je me sens comme un peintre qui trouverait enfin sa muse au terme d’une vie à réaliser des paysages ou des auto-portraits. »

Produit par Troy Miller, Regina rassemble des collaborations avec Michael League, Jacob Collier, Laura Mvula et le légendaire David Crosby (sur la piste « The Muse »). L’album a été enregistré en plusieurs étapes – une première session à Londres avec Miller puis une seconde avec Jacob Collier (co-producteur de l’album avec Michael League et Becca Stevens) et enfin une dernière session à Brooklyn avec Troy Miller, Michael League en compagnie du groupe de Becca Stevens composé de Liam Robinson, Chris Tordini et Jordan Perlson. Pour le design de l’album, elle fait appel au créateur japonais novateur Koshiro Ebata (Lady Gaga, Dior, Louis Vuitton) qui conçoit la photographie et les vidéos. Regina donne à la carrière de Becca Stevens une toute nouvelle orientation et la consacre comme l’une des chanteuses-compositrices les plus prometteuses de sa génération.