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Aldo Romano

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NEW BLOOD

Fils d’émigrés italiens installés en France (il est né en 1941), Aldo Romano commence par jouer de la guitare, et décide de jouer de la batterie en 1961. Essentiellement autodidacte, il bénéficie cependant des conseils de Michel Babault et Jacques Thollot.

Musicien professionnel à 20 ans, fougueux batteur remarqué à Paris par Jackie Mc Lean, Aldo vit le jazz à cent à l’heure et le dévore par tous les bouts. Défricheur aux côtés de Don Cherry, Pharoah Sanders, Gato Barbieri, Steve Lacy, Barney Wilen, Michel Portal, Jean-François Jenny-Clark (longtemps son partenaire privilégié) ou Joachim Kühn, explorateur des rythmes binaires et des formes modales avec Jean-Luc Ponty, Charlie Mariano, Didier Lockwood ou Philip Catherine, il s’affirme tout autant fin spécialiste des balais, subtil gardien du tempo ou puissante dynamo derrière Phil Woods, Joe Henderson, Slide Hampton, Eddy Louiss, Claude Nougaro, Michel Petrucciani, Alain Jean-Marie, Steve Kuhn, Joe Lovano…

Instrumentiste original et versatile, Romano se révèle être, peu à peu, un compositeur imaginatif, soucieux de déborder les frontières académiques du jazz sans sombrer dans quelque forme de démagogie musicale que ce soit.

Aldo Romano distille ses coups de baguettes comme d’autres dégustent du bon vin : avec un raffinement qui n’empêche jamais l’ivresse. Son jeu élégant et extrêmement mélodique colle parfaitement à sa silhouette longiligne et son sourire nonchalamment esquissé.